Mathieu bien qu’ issu de famille pied-noir dans le sud de la France, il s’est toujours senti Anglo-saxon. Plus enclin à l’humour des Monty python que des Charlots ou Louis de Funès, il s’est donc expatrié depuis une douzaine d’années dont 8 passées à Amsterdam, où il travail dans la publicité et depuis un an dans la photographie et le film. Porfolio / Facebook

On veut en savoir plus…

Amsterdam, c’est le droit de passage lycéen. Le premier weekend entre potes de débauche complètement puérile dont on se souvient même pas, tellement la weed était folle alors qu’ on proclame haut et fort des : “ Trop chanmé ! ”; “ Trop Ouf ”; “ Trop de la boulette de balle ” etc… De fait, Dam traine une réputation de catin fêtarde aux meilleurs plans « beuh » du monde, alors qu’en réalité c’est une romantique complexe, cultivée, dont on peut tomber 15 fois amoureux en une seule soirée. Elle ne rechigne pas à l’idée d’un resto gastronomique expérimental de haute voltige, suivi d’un cocktail (ou dix !) dans un speak-easy qui aime se dire “secret” bien qu’il compte 6276 likers sur facebook. Amsterdam, quand on la pousse un peu, elle prend même des extas (de très bonne qualité) lors de soirées électro rock au Paradiso, ancienne chapelle reconvertie en l’une des enseignes musicales incontournable du plat pays.

C’est vrai, elle ne connaît pas une hype comme Berlin, alors qu’elle n’a rien à lui envier. Car il faut l’avouer, la ville fétiche du hipster sur le retard est, soyons francs, surement la ville la plus moche de la terre. J’exagère peut-être… On va dire d’Europe. Berlin c’est moins beau que Tchernobyl, faut le faire quand même. À travers ses multiples facettes, on lui découvre un côté village global et avant-gardiste pour l’instant encore mal connu des touristes. Elle a ce côté décomplexé, ingénieux et inventif très hollandais.

Un côté qui vit bien dans le quartier en pleine ébullition d’Amsterdam Noord (Amsterdam Nord). Le NDSM Werf (à découvrir dans la série photo incluse) de son nom, est un ancien chantier naval désaffecté depuis 1979. Quartier auquel on se rend en ferry et à vélo (bien entendu). Ou les ateliers d’artistes démesurés côtoient des plages artificielles, les cafés super concept, une cité U faite de shipping-containers, les hangars reconvertis en bureaux ultra-modernes; ou encore un hôtel (ne comptant que 3 suites) perché en haut de l’ancienne grue du chantier naval. Tout ça sans jamais perdre ce côté brute de décoffrage que l’on n’ assimile pas forcément avec l’image carte postale que l’on se fait d’Amsterdam.

Pour tous ceux qui ne l’ont connu que lors d’une amourette enfumée, il n’est pas trop tard. Amsterdam n’est pas rancunière. Elle est juste incomprise.

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• Dock et Shipbuilding Company des Pays-Bas •

 Amsterdam, la mal aimée

NDSM werf

• Une passagère prend le ferry pour se rendre à NDSM werf.

Amsterdam, la mal aimée

Le ferry et Pllek

• Le vélo est toujours le moyen de transport préféré des hollandais même quand il faut prendre le ferry.
• La plage artificielle de Pllek.

Amsterdam, la mal aimée

Pllek

• Pllek et son entrée faite de container.

Amsterdam, la mal aimée

Pllek

• L’intérieur de Pllek. Super gezellig!
(mot hollandais intraduisible signifiant grosso modo: cosy)

Amsterdam, la mal aimée

Ghostfacekillah street

• Oui, oui, vous lisez bien Ghostfacekillah street.

Amsterdam, la mal aimée

Kunststad

Amsterdam, la mal aimée

Le Kunststad

• Le Kunststad.  Ancien hangar reconverti en atelier d’artiste.

Amsterdm, la mal aimée

Nooderlicht

• Nooderlicht. Café culturel végétarien.

Amsterdam, la mal aimée

NDSM werf

• La grue / hôtel Faralda dont les chambres se trouvent sur les trois derniers étages.
• Vue sur Amsterdam et central station du NDSM werf.

Mathieu.

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