Alors, moi c’est Jazz El Arfa. En vrai je m’appelle Yasmine mais bon Jazz c’est quand même plus vendeur, plus rêveur, plus aguicheur. J’ai 23 ans, je suis niçoise, fan de lego, j’ai une peur bleue des patins à glace et des chihuahuas et j’ai souvent de très mauvaises idées comme aller faire des manèges à sensations après avoir mangé indien. Sinon j’aime bien tout le monde. Instagram // La Machine Carrée

On veut en savoir plus…

« My first time in Berlin »

Salut à vous les Woolers ! Oui oui c’est bien moi, de retour pour encore vous faire découvrir, je l’espère, quelque chose et surtout pour vous dire à quel point je vous aime, pas autant que les fraises tagada mais presque tout de même. Aujourd’hui je ne vais pas vous parler de musique mais de mon coup de cœur pour Berlin.

Et oui il m’arrive de bouger mon gros derrière pour prendre l’avion, la voiture ou le cheval afin de parsemer ma bonne humeur quelque part ailleurs et cet ailleurs fut donc Berlin, où je me suis rendue pour la première fois, il y a de cela à peine deux semaines.
Vous allez peut être vous demander pourquoi Berlin ? Les raisons sont simples : cela fait des années qu’on me baratine avec cette capitale, à seulement deux heures de chez nous, où les gens sont ultra cools, la vie, ultra pas chère et la ville, ultra grande. Ça tombe bien, il se trouve qu’une de mes très bonnes amies, Morgane, y vit et qu’en plus accueillir mon âme de pêcheuse parmi les siens ne la dérange en rien. Me voilà alors partie avec mon sac à dos et mon meilleur ami sous le bras, telle Dora l’exploratrice, afin de vérifier la véracité de ces rumeurs sur la capitale allemande. Bon, inutile de vous dire que prendre la GermanWings a inquiété toute ma famille mais le vol s’est passé sans encombre. Nous voilà alors, après deux heures de vol, d’impatience, de trépignement je dirai même, oui nous voilà passé du côté obscur de la force. Premier ressenti, les filles sont jolies et les bus sont énormes.

My first time in Berlin

À peine les valises posées, nous voilà partis pour le mémorial de l’Holocauste situé juste à côté de la Porte de Brandebourg, symbole de la ville construit au 18ème siècle, et anciennement la porte d’entrée de Berlin. Autant vous dire que le choc est grand. Les Allemands ont une culture de l’espace telle, qu’un trottoir seulement peut être aussi grand et espacé que l’A8. Ouais ouais ouais, autant vous dire que si vous êtes skateur, il est un devoir pour vous de vous rendre dans cette ville impressionnante où les skateparks fleurissent telles des marguerites, où les filles s’habillent court (pas autant qu’en Angleterre tout de même, chacun sa culture) et où les trottoirs sont immenses. Pas besoin messieurs-dames de marcher sur la voie du tram ou sur la route et ainsi risquer votre vie à chaque instant. Face à cette gigantesque porte de Brandebourg, nous nous sommes sentis, surtout moi du haut de mon 1m66 (et demi s’il vous plait), tels titi face à gros minet. Tout est impressionnant, tout est grand et tout est propre.
Non, je ne vais pas vous raconter mon périple jour après jour mais seulement ce que j’ai vécu de plus fort.

My first time in Berlin

Berlin est une ville schizophrène à l’ambiance scandinave mais à l’architecture romano-grecque, comme on peut vite le remarquer sur l’Île des musées. Non ce n’est pas réellement une île flottante (bon appétit bien sûr) en plein milieu de la capitale mais un rassemblement de lieux historiques importants. Férus de culture et d’histoire, je vous conseille alors grandement de vous y rendre afin de contempler les nombreuses peintures impressionnistes, le buste de Cléopâtre ou encore les innombrables vestiges antiques. Nous le savons tous très bien, Berlin est une ville à l’histoire triste et prenante et qui se refait encore petit à petit. En effet, certains adultes d’à peine 30 ans ont connu la séparation et les difficultés liées au Mur. Mur, qui, maintenant, se trouve être un symbole des douleurs passées et dont la population berlinoise tient à garder le peu qui en reste. Ceci dit East-Side Gallery reste tout aussi impressionnant. En effet, ce mur, reconstitué, aux gigantesques fresques street-art, colorés et historiques vous laisse sans voix. Tous ces graffs, toutes ces peintures parlant de paix, d’histoire, de tristesse et d’amour sont des incontournables de la ville mais aussi un des symboles qui la représente à la perfection. On comprend alors pourquoi les Berlinois ne veulent pas se séparer de ce temple de la street culture que la Mairie veut détruire afin de créer des bureaux et des habitations.

My first time in Berlin

En effet, malgré cette Histoire tragique qu’a connu la ville, mais aussi le pays entier, un vent nouveau est arrivé, celui du melting-pot, de la convivialité, de l’amusement, du calme et des Doner kebab et c’est ce que nous avons ressenti à Berlin, où tout le monde parle anglais et personne ne souffle quand vous lui demandez le chemin tel un joli touriste avec votre carte dans les mains.
Berlin est certes une ville pleine d’histoire mais c’est aussi une ville pleine de Clubs et de pubs. Tout le monde connait le Berghain et rêve d’y rentrer mais nous on s’est contenté de deux autres boites de nuits, la boîte gay Schwuz, qui se trouve dans un immense hangar désaffecté et le Club Der Visionaere situé au bord de la rivière Spree. Les boissons ne coûtent rien, les barmans sont cools et la musique est bonne, bonne, bonne. Alors oui si vous voulez faire la fête pour pas cher, Berlin est également la destination qu’il vous faut.

Autant vous dire que ces cinq jours à Berlin ont été d’une rare intensité et très instructifs. Les différentes rencontres avec les Berlinois me resteront sans doute en mémoire pour encore bien des années, les différents concepts store et magasins se souviendront, eux, de ma carte bleue et moi je n’oublierai pas ce voyage, véritable coup de cœur, qui me donne envie d’y retourner et de poser mes valises mais pour de bon cette fois-ci. Berlin est une ville où tout se passe très vite, pas chère, accueillante et joviale. Danke Berlin und bis zum nächsten mal (en gros « à la prochaine fois» ).

 

Jazz.

Il n'y a pas de commentaires

*