Anya, 28 ans, Niçoise d’origine, Globe Trotteuse dans l’âme, Gourmande passionnée. Après des études en communication et un boulot dans un bureau à Paris, je quitte tout pour partir à l’aventure et découvrir d’autres cultures, d’autres façons de vivre et de penser. J’aime partager ma passion pour la bonne bouffe et les voyages en y mêlant quelques news marketing sur les tendances culinaires et de consommation sur mon blog FoodnTrends.com
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On veut en savoir plus…

« Surfer la vague Australienne,
pourquoi pas vous ? »

 

Le soleil, l’océan, le surf. L’Australie.
Voilà presque un an que je suis partie vivre à l’autre bout du monde.
Voilà presque un mois que je suis rentrée en France.
Poussée par le désir de voyager toujours plus loin, de découvrir une culture différente, rafraîchissante, énergisante. Loin de la grisaille monotone, de l’insécurité et de la morosité parisienne.

3 avions, 3 continents, 30 heures de voyage et me voilà enfin débarquée en plein mois d’août à Sydney. Bon, août c’est encore l’hiver. Certes, l’hiver est plutôt agréable à Sydney : le ciel est d’un bleu éclatant. Et même si le fond de l’air te rappelle que tu as bien fait d’emporter avec toi ton petit pull, et que tu aurais sans doute aussi mieux fait de compter sur ta petite doudoune, le soleil est là. Il réchauffe doucement ta peau et te rappelle que l’été austral se rapproche chaque jour.

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Après un chaud printemps passé sur quelques-unes des 100 plages de la ville, l’été est finalement arrivé un 21 Décembre. On peut enfin profiter de l’océan sans avoir peur de crever d’hypothermie. Avec l’été, vient la saison des vacances. Après avoir suffisamment travaillé, enchaînant les boulots plus ou moins précaires, même si pas trop mal payés, me voilà partie en « road trip » avec deux copines, ma planche sur le toit de notre 4×4, les tentes dans le coffre.

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Le surf, c’est une passion qui est née petit à petit, au hasard de mes voyages, d’une côte océanique à une autre. D’abord, au bord de la somptueuse Waikiki Beach à Hawaï, puis en Afrique du Sud, terre indomptable, et enfin à Bali, dans une eau chaude et paisible, un paradis pour les novices. Sans vraiment avoir consciemment choisi ces destinations mais plutôt en suivant mon cœur au fil des rencontres, je m’étais alors lancé le pari de vaincre ma peur des profondeurs et d’essayer le surf lorsque les occasions se présenteraient.

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Aller à l’encontre de ce vertige maritime, celui qui te remue les entrailles lorsque tu réalises que tout autour de toi est d’un bleu infini, que tu ne voies plus tes pieds et que tu n’as aucun contrôle sur l’obscure immensité en dessous de la surface. Et il y cette peur éternelle de devenir un appât pour les grands mammifères marins, et puis une proie face aux vagues aussi. Parce que même avec le temps, chaque vague reste effrayante. La puissance de l’océan qui te soulève et peut à tout moment te faire chavirer, t’embarquant dans une déferlante infernale de rouleaux qui essaient de te ramener vers le fond, te projetant heureusement aussi toujours plus près du bord. Il faut s’accrocher, garder son calme, respirer, accepter la perte de contrôle, connaître ses limites. Face aux rugissements des vagues qui se brisent devant toi grandit l’anticipation avant de se lancer. Un mélange d’excitation et de terreur. Une montée d’adrénaline incroyablement grisante.

Surfer la vague Australienne, pourquoi pas vous ?

Ce qui me plait le plus, et me motive à continuer malgré la frustration terrible des débuts, c’est la perte totale des repères habituels. On oublie le temps. 30 secondes semblent une éternité sous l’eau, 1 heure paraît ne faire que 10 minutes à la surface. Les distances ne veulent plus rien dire non plus, on se contente de compter les vagues qui nous séparent de la côte. En ce territoire sauvage, il faut se soumettre aux lois de la nature. Tu te rappelles que tout peut basculer d’un moment à un autre, que tu n’es pas chez toi ici, et qu’il faut respecter cet équilibre. C’est comme une séance de méditation où tu ne fais plus qu’un avec le moment présent et les éléments naturels qui t’entourent.

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Lorsque je lis tous ces articles sur les requins à la Réunion et ailleurs, la bêtise de ceux qui croient avoir le droit de régner sur tout, et pensent juste à tuer ces créatures sans se poser les bonnes questions sur l’avenir de nos océans, j’ai envie de fermer les yeux et d’oublier. Sauf qu’il est important de se rappeler que les requins sont dans l’eau chez eux, que nous sommes invités à partager leur espace à nos dépens, et que c’est bien par notre faute qu’ils se rapprochent toujours plus des côtes, à la recherche de nourriture alors que nous pillons les fonds marins sans vergogne. La surpêche, voilà un vrai sujet ! Certes, moins sensationnel. Plus complexe à gérer.

Continuer à surfer c’est aussi continuer à proclamer que nos océans sont fragiles, qu’il faut respecter l’équilibre naturel des choses et arrêter de se croire êtres tout puissants sur terre. Il faut être reconnaissant de ces moments que la nature nous accorde de plaisirs, et essayer de partager cette passion en éduquant les plus jeunes.

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Byron Bay, Australie (Tallow Beach)

 

• Pour mieux comprendre la crise à la Réunion, je vous propose cet article qui synthétise plutôt bien la situation actuelle
• Pour en apprendre plus sur le surf, ce site est sympa : www.surf-prevention.com

Anya.

Il est 1 commentaire

  1. Flo Make My Trip

    Bon c’est sur que avec des destinations comme Hawaï, l’Afrique du sud, Bali et l’Australie, t’étais obligé de te mettre au surf. C’est à Sydney que moi aussi je suis monté pour la première fois sur une planche et c’est aussi en Afrique du Sud que j’ai bien l’intention de progresser encore 😉


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